En 2024, dans la province du Maniema, en RDC, alors que la situation sécuritaire était stable, le nombre d'incidents de sécurité impliquant les forces de sécurité publique restait un problème permanent. En octobre, l'ITSCI a poursuivi son engagement à améliorer la sécurité dans le secteur minier en oeuvrant à la réduction du nombre d'incidents impliquant les forces de sécurité publique. A travers une série de sessions de renforcement des capacités, ITSCI s'est engagé avec les principales autorités des forces de sécurité publique afin d'aborder les préoccupations liées à leur implication dans les activités minières et de proposer des formations au niveau local. Ces sessions ont réuni les principales parties prenantes, notamment le procureur général adjoint, le procureur militaire adjoint, le commandant du bataillon PMH, le chef de SAEMAPE et le chef de Divimines. Chacun a souligné ses objectifs et son rôle dans le secteur minier, en insistant sur l'importance du respect de la loi dans la prévention des incidents liés à la sécurité.

Sur le terrain, les équipes de l'ITSCI au Maniema ont organisé neuf sessions de formation et de renforcement des capacités tout au long du mois, aui ont réuni 335 participants, dont 25 femmes et 310 hommes. Les sessions ont porté sur les mesures de santé et de sécurité au travail, la traçabilité et les principes de devoir de diligence, essentiels à des pratiques minières responsables. Ces sessions ont mobilisé un large éventail de parties prenantes, notamment des creuseurs artisanaux, des coopératives, des négociants, des représentants du gouvernement et des autorités locales.

Dans le cadre d'un effort significatif visant à lutter contre l'implication des forces de sécurité dans les sites miniers, la direction générale du partenaire de mise en oeuvre sur le terrain de l'ITSCI, Kumbuka Afrika, y compris le directeur du projet en RDC, se sont rendus au Maniema et ont organisé une formation ciblée à l'intention des forces de sécurité publique et les entités de traitement à Kindu. Cette formation avait pour objectif de clarifier le rôle de l'armée et des autres forces de sécurité dans le secteur minier, et de renforcer le message selon lequel l'implication dans les activités minières est préjudiciable à la fois aux creuseurs artisanaux et aux communautés environnantes. La formation a mis l'accent sur les limites légales de la présence militaire dans les sites miniers, telles que stipulées dans le Code Minier de la RDC.

La collaboration continue de l'ITSCI avec les autorités locales, notamment les réunions mensuelles avec le bureau du procureur militaire à Kindu, vise à s'attaquer à ces problèmes à la source. Ces consultations régulières ont débouché sur des mesures concrètes, telles que le remplacement d'un inspecteur militaire à Kalima qui avait été impliqué dans plusieurs incidents de sécurité, et la poursuite des enquêtes sur les exactions commises par des soldats des FARDC sur les sites miniers.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un plan d'action plus large visant à atténuer les risques en matière de sécurité, à la suite de discussions approfondies entre l'ITSCI et le procureur militaire. En janvier 2024, ITSCI a rencontré l'auditeur militaire à Kindu pour discuter des préoccupations croissantes concernant l'implication de l'armée dans les activités minières. Un cadre d'échange d'informations a été mis en place pour examiner les incidents et formuler des recommandations visant à réduire ces abus. Ce cadre a joué un rôle essentiel dans la promotion d'une communication régulière entre l'ITSCI et le bureau du procureur militaire, contribuant ainsi à suivre et à traiter les risques de sécurité sur le terrain.

Les efforts continus de l'ITSCI en matière d'amélioration dans le Maniema démontrent la force de la collaboration pour répondre aux préoccupations en matière de sécurité et créer un environnement plus sûr pour les communautés minières artisanales. Grâce au renforcement des capacités et au dialogue continu, l'ITSCI reste déterminé à traiter et, dans la mesure du possible, à atténuer les incidents de sécurité et à promouvoir des pratiques minières responsables dans toute la région.